Elu roi de Bretagne après la mort ou la démission de Jarnithin, selon B.Yeurc'h (Dom Morice). Tué pa…

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Elu roi de Bretagne après la mort ou la démission de Jarnithin, selon B.Yeurc'h (Dom Morice). Tué par un officier de Louis le débonnaire.

Morvan Lez-Breizh, ou Murman Lez-Breizh, (littéralement Morvan, hanche, soutien de la Bretagne), ?750-?822, peut être considéré comme le premier roi d'une Bretagne unifiée.

Originaire des environs de Priziac(Morbihan), il règna sur le Vannetais, la Domnonée et le Léon. Son château aujourd'hui disparu se trouvait probablement sur la colline de Minez Morvan dans la contrée de Le Faouët-Langonnet. Cette zone des landes de Lanvaux est d'ailleurs connu de nos jours sous l'appellation touristique de Pays du Roi Morvan.

Son terroir fut le théâtre dÕune bataille sanglante lors de laquelle Morvan résista victorieusement aux armées franques de Louis le Débonnaire. Ses exploits sont relatés dans le Barzaz Breiz[1] mais nous connaissons également le témoignage du chroniqueur franc Ermold Le Noir. Il raconte comment le moine Witkar, envoyé par l'empereur Louis le Débonnaire en ambassade auprès de Murman "Lez-Breizh" pour demander la soumission des Bretons, s'entend répondre:

« Va promptement trouver ton maître, et répète lui mes paroles. Je n'habite point sa terre, je ne veux pas subir sa loi. Qu'il règne sur le Franks, soit. Murman règne sur les Bretons. Si les Franks nous font la guerre, la guerre nous leur rendrons. Nous avons des bras nous saurons nous en servir » (...) « Hâte-toi de reporter ces paroles à ton roi : les champs que je cultive ne sont pas les siens, et je n'entends point recevoir ses lois. Qu'il gouverne les Francs ; Murman commande à juste titre aux Bretons, et refuse tout cens et tout tribut. Que les Franks osent déclarer la guerre, et sur-le-champ moi aussi je pousserai le cri du combat, et leur montrerai que mon bras n'est pas encore si faible.» [2]

En effet, aux alentours de 800, deux zones divisent la Bretagne : la zone bretonne (la Domnonée, le Léon, la Cornouaille, le Broërec) contre la zone gallo-franque ou marches de Bretagne (Rennes, Nantes). Pour renforcer leurs positions, les rois carolingiens tendaient à multiplier le peuplement franc de la Bretagne et à guerroyer contre les comtés bretons en perpétuelle révolte contre le tribut qu'on voulait leur imposer. La puissante autorité carolingienne dut faire campagne en 786, 799, 811, 818... Les chefs bretons régulièrement battus furent incapables de s'unir devant l'ennemi commun jusqu'à l'an 818 où ils s'entendirent donc pour reconnaître comme chef Morvan.

Après la défaite, Louis le Débonnaire organisa en personne la réplique et poursuivit Morvan jusqu'en Langonnet. Le premier roi breton fut vraisemblablement tué en 822 à proximité de sa place forte. Wikipedia

"Les Bretons, soulevés en 753, contre Pépin-le-Bref, furent soumis par ce souverain, qui, les traitant en peuples conquis, mit le comble à leur asservissement. Enfin parut, en 772, sur la terre d'Armorique, ce colosse de gloire et de puissance dont le nom remplit encore l'univers : Charlemagne en fit la conquête, et donna à son neveu chéri, Roland, le titre d'amiral de Bretagne. Mais tel était le sentiment de l'indépendance parmi les Bretons, que le César du VIII siècle dut les soumettre quatre fois dans une période de trente-neuf ans: en 772, 786,7 99, 811.

A travers cette succession de refus d'hommages, de révoltes même et de soumissions, on voit poindre à peine les noms des comtes de Nantes : l'histoire a pourtant mentionné Hoel, Gondebaud et Lambert: ce dernier eut le litre de gouverneur des frontières nantaises.

Malgré le désir d'affranchissement qui bouillait au cÏur des Bretons, et le ressentiment qu'ils vouaient à Charlemagne pour la dépendance qu'il leur faisait subir, l'admiration qu'inspirait ce grand homme dominait en eux toutes les passions : huit mille guerriers de la Bretagne suivirent l'empereur en Espagne, et beaucoup de ces braves Armoricains furent écrasés sous les rochers de Roncevaux avec leurs chefs Hoel et Arastagnus.

Lorsque Charlemagne eut cessé de vivre, les Bretons, se sentant soulevés du poids de sa redoutable épée, crurent le moment favorable pour reconquérir cette indépendance tant de fois échappée de leurs mains, et tant de fois ressaisie. Le gouvernement mou, indécis, versatile de Louis-le-Débonnaire leur semblait un gage assuré de réussite. Les seigneurs armoricains, oubliant cette fois toute rivalité, se réunirent pour attaquer les forces impériales. Ils se résignèrent à suivre un chef unique, qu'ils saluèrent du titre de roi : ce fut Morvan, comte de Léon, descendant de Conan Meriadec. Cette levée de boucliers, toute formidable qu'elle était, échoua devant la puissance du Débonnaire. Charlemagne était mort, mais non pas avec lui ces phalanges de braves qui, sous ses drapeaux, avaient soumis l'Europe : une portion de sa grande âme les électrisait encore. Les colonnes de Morvan furent mises en fuite par l'armée de Louis, qu'il commandait en personne : ce chef périt lui-même dans une bataille, de la main d'un gentilhomme franc nommé Cosse. lequel tomba aussitôt sous les coups de l'écuyer du monarque breton. L'Armorique fut de nouveau asservie : l'empereur en confia le gouvernement à Nominoé, arrière-petit-fils de Judicael, qui, jusque alors, lui était resté fidèle. La Loire historique, pittoresque et biographique Par Georges Touchard-Lafosse
sources: mastrec34

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Morvan Lez-Breiz hanche , soutien de la Bretagne de Cornouaille
about 780
1,244 Priziac, Morbihan, Bretagne, France
1 822
1,202 42 Langonnet, Morbihan, Bretagne, France
Thursday, August 22, 2019 9:23 PM
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